Faire vivre la laïcité et l’égalité

La flamme de l’égalité

Les ministères en charge de l’Éducation nationale et des Outre-mer ont lancé l’an dernier avec le CNMHE (Comité National pour la Mémoire et l’Histoire de l’Esclavage), la première édition d’un concours qui revêt une importance particulière : il permet de faire le jour sur un pan longtemps occulté d’un passé douloureux et s’inscrit dans la droite lignée de la loi du 21 mai 2001 qui reconnaît officiellement l’esclavage comme crime contre l’humanité.

Cette année, avec le soutien additionnel de la DILCRA (Délégation Interministérielle à la Lutte Contre le Racisme et l’Antisémitisme), la Fédération de Paris qui est en charge de la gestion opérationnelle du concours, renouvelle l’expérience et invite toutes les classes à participer à cet événement dont l’intention est double : rendre hommage aux victimes de l’esclavage et de la traite, et conforter la construction d’une mémoire collective autour de valeurs partagées.

Modalités et calendrier

Le concours s’étale sur un semestre environ. Les formulaires de candidature et le règlement officiel sont téléchargeables dès la rentrée. Après quoi, les classes ou groupes d’élèves souhaitant participer au concours ont jusqu’au 13 février 2017 pour que leur référent-e pédagogique dépose sur le site un dossier de candidature finalisé.

Chaque dossier est d’abord évalué au niveau académique et ensuite, s’il passe cette première sélection, par un jury national. Le palmarès du concours 2016-2017 est publié en ligne à la mi-avril. Dans le même temps, les représentants des lauréats sont invités à Paris pour une remise officielle de récompense, lors de la cérémonie du 10 mai, Journée nationale des Mémoires de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions.

Format et thématique

Les conditions de réalisation de ce concours pédagogique sont ouvertes, qu’elles concernent le cadre du projet (équipe pluridisciplinaire, intervenant-e-s extérieure-s, projet inter-établissements…), sa nature (production écrite, réalisation audiovisuelle, performance scénique…), ou encore son support de présentation (film descriptif, dossier de présentation, diaporama animé…). Attention toutefois aux limites de taille et contraintes de format concernant ce dernier aspect (voir le règlement) !

La thématique de la première édition du concours est reconduite pour cette année : « Récits de vie : restituer la voix des acteurs et des témoins de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions ». Il s’agit d’un thème riche et peu exploré qui correspond aux orientations actuelles des chercheurs et permet aux élèves de mieux s’emparer du sujet. Mais, dans sa perspective large, le concours ne se limite pas à une histoire qui s’achèverait avec les abolitions ; peuvent également être abordés les survivances, les effets et les héritages contemporains de cette histoire.